Tous et toutes à la rue le 27 septembre!

Déclaration du Comité exécutif central, Ligue de la jeunesse communiste; septembre 2019 

Le 20 septembre, 3 jours avant la tenue d’un sommet sur l’urgence climatique à New York, la jeunesse et les environnementalistes se mobilisent pour la plus grande et première grève climatique jusqu’à ce jour. Ils ont invité tout le monde à se joindre à eux le vendredi 20 septembre et le vendredi suivant, 27 septembre qui marquera la grève planétaire pour la justice climatique. Les partenaires de ce mouvement (dont la YCL-LJC fait partie) encouragent tous et toutes à au moins prendre part à ces activités. 

La YCL-LJC appuie la jeunesse et les travailleur-euses qui luttent à travers le monde pour un avenir durable et pour leur droit à un environnement propre et durable. Nous appelons nos membres, amis, alliés et toute personne ou organisation progressistes (incluant les syndicats étudiants) à s’impliquer activement dans les actions locales liées à la grève climatique. 

Nous reconnaissons cependant que les solutions pour contrer les changements climatiques et la destruction environnementale sont opposées au capitalisme, qu’il soit vert ou pas. Le capitalisme est un système basé sur l’exploitation effrénée de la nature et du travail au bénéfice du profit des grandes compagnies. Il ne peut être séparé de ses effets dévastateurs pour notre planète. L’essence du capitalisme, c’est la transformation de la nature en marchandise, puis en capital; c’est pourquoi nous appelons tous ceux et celles qui luttent pour le climat d’étendre leur demande et de ne revendiquer ni plus ni moins que la transformation sociale, le passage du capitalisme au socialisme. 

En 2018, les Nations Unies ont publié une mise en garde selon laquelle nous n’aurions que 12 ans pour éviter les pires catastrophes liées aux changements climatiques. En conséquence, une mauvaise conséquence et gestion de cette situation mènerait à des résultats catastrophiques, en particulier pour les pays les moins développés ou pour la classe ouvrière qui n’est que la moins responsable de cette crise liée à celle du capitalisme. 

L’armée états-unienne, à laquelle l’armée canadienne est liée à cause de l’OTAN, pollue plus que 140 pays. Or, Trudeau a promis d’augmenter le budget militaire canadien de 73% d’ici 10 ans. Le but de ces engagements demeure, aujourd’hui plus que jamais, la protection du grand capital et des intérêts des grandes entreprises à la fois ici et à l’étranger, notamment la prolifération de projets miniers canadiens à travers le monde. 

Ici, les contradictions du capitalisme et la tendance générale à la baisse du taux de profit commandent l’intensification des projets énergétiques basés sur l’extraction de ressources naturelles sur des terres autochtones non-cédées comme le prouve l’oléoduc Trans-Mountain. Ainsi, ne pas s’attaquer à l’impérialisme, au militarisme et au colonialisme ne peut se solder que par une réduction inadéquate des émissions de GES prescrite par l’ONU. 

Les forces d’extrême-droite, notamment le Parti (anti)-populaire de Maxime bernier ou la version canadienne des Gilets Jaunes essaient de se faire passer comme pro-ouvriers puisqu’elles rejettent toute forme d’action visant à la protection de l’environnement. Selon leur rhétorique, protéger l’environnement revient à s’attaquer aux emplois industriels relativement bien payés. 

En agissant de la sorte, ces forces ne protègent aucun emploi. À l’inverse, elles protègent les intérêts des grands monopoles. À long terme, il serait bénéfique aux travailleur-euses du secteur des sables bitumineux (la source d’énergie la plus sale sur la planète) de trouver des emplois dans d’autres secteurs énergétiques durables. Or, tant que les compagnies ne seront pas prêtes à abandonner leur modèle extractiviste – un modèle que Bernier et ses défenseurs ne sont pas prêts d’abandonner – et tant qu’elles seront maitres du jeu, il sera impossible d’obtenir un plan de développement correspondant aux besoins de la nature et non aux profits des entreprises. 

C’est pourquoi nous revendiquons des engagements environnementaux internationaux contraignants, des limites drastiques aux émissions de gaz à effets de serre (bien plus que les simples taxes carbone), réparation pour le développement durable dans les pays en voie de développement hyper-exploités, ainsi qu’une transition énergétique immédiate passant par la mise sous contrôle public et démocratique des ressources naturelles afin de se débarrasser des hydrocarbures, ce qui n’est possible que grâce à une action et conscience politiques continues et fortes ainsi qu’à une large alliance des forces progressistes. 

Au bout du compte, c’est de notre planète qu’il s’agit. La jeunesse ne paiera pas pour leurs crises, qu’elles soient environnementales ou économiques!

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