Pour la paix, la solidarité et la transformation sociale, Canada hors de l’OTAN maintenant!

Aujourd’hui 4 avril 2019, le cartel criminel de l’OTAN célèbre ses 70 ans. Créé en 1949, le Pacte atlantique se voulait une alliance « défensive » garantissant la souveraineté du « monde libre » contre le « péril rouge ». Non seulement cette prétendue menace communiste n’a jamais eu lieu, mais l’OTAN s’est servie de ce prétexte afin d’attaquer tout mouvement progressiste en Europe et en Amérique du Nord, mais aussi pour cibler les mouvements de libération nationale qui remettaient en cause l’ordre colonial dans les années 1950-1960.

Après le renversement du socialisme en URSS et en Europe de l’Est, la logique aurait voulu que l’OTAN dût disparaitre, de la même façon que s’est dissous le Pacte de Varsovie. Or, loin de se démanteler, l’OTAN continue de se renforcer depuis les années 1990. Non seulement s’étend-elle de plus en plus aux marches de la Russie et de la Chine, mais son agressivité va croissant au point où il s’agit aujourd’hui de la plus grande menace à la paix, à la démocratie et à la souveraineté des peuples du monde.

Le monde vit des heures dangereuses marquées par la possibilité de plus en plus réelle de conflits globalisés d’envergure, y compris nucléaires, à cause de l’agressivité croissante de l’OTAN et de ses alliés, incluant le Canada. À l’occasion des 70 ans de cette organisation terroriste, il est donc primordial que nous nous mobilisions pour exiger la sortie immédiate du Canada de ce pacte qui, depuis 1949, n’a fait qu’appeler à la guerre. Nous ne pouvons accepter que le Canada fasse la promotion des intérêts de l’impérialisme en notre nom.

10 bonnes raisons de sortir de l’OTAN :

  1.      Pour la paix : depuis sa création, l’OTAN n’a servi qu’à faire la guerre et représente l’un des principaux obstacles à la paix dans le monde. Des millions d’individus sont morts sous les bombes des armées atlantistes de la Yougoslavie à la Syrie en passant par l’Irak et la Libye. L’OTAN n’a jamais été une alliance défensive, mais bien une alliance offensive servant les intérêts de l’impérialisme occidental. D’ailleurs, la Charte de l’OTAN est claire à ce sujet : elle entérine le principe de la « première frappe », ce qui signifie que tout pays membre a le droit d’ouvrir les hostilités s’il se sent « menacé ». C’est ainsi que les États-Unis se sont engagés en Afghanistan après le 11 septembre 2001.
  2.        Pour la solidarité internationale : sortir de l’OTAN par nos luttes marquerait un premier pas vers une rupture avec la politique étrangère actuelle basée sur les intérêts des grandes compagnies et paverait la voie vers une politique étrangère basée sur le droit à la souveraineté et à l’auto-détermination, sur la paix, la solidarité et le développement durable.
  3.        Pour la démocratie : partout où les balles de l’OTAN ont laissé leurs traces, ce sont des oligarques, seigneurs de guerre ou autres supplétifs de l’impérialisme occidental qui en sortent gagnants souvent à travers des élections truquées organisées dans des conditions de corruption généralisée. Ce n’est pas un hasard si, de la Yougoslavie à la Libye, une des premières mesures de ces despotes a été de privatiser l’économie et l’ouvrir aux investisseurs étrangers, impactant ainsi grandement les services sociaux qui avaient garanti un niveau de vie relativement agréable aux populations locales.
  4.       Pour la souveraineté des peuples : le droit à la souveraineté nationale est à la base des normes internationales et de la Charte de l’ONU. Ainsi, en s’attaquant à un État souverain, l’OTAN contrevient au droit international.
  5.       Pour l’environnement : le complexe militaro-industriel est le plus important émetteur de CO2 et présente par conséquent un risque considérable pour notre environnement. De plus, les bases militaires et centres d’essai nucléaires sont une menace pour les écosystèmes ambiants.
  6.        Contre le racisme, la xénophobie et l’islamophobie : pour justifier les sales guerres impérialistes, les pays membres de l’OTAN n’hésitent pas utiliser le racisme afin de mieux diaboliser les populations à attaquer. Ainsi, les Palestinien-nes combattant pour la liberté de leur pays deviennent des terroristes antisémites.
  7.      Contre les dépenses militaires mirobolantes : les pays membres de l’OTAN à eux seuls représentent 56% des dépenses militaires à travers le monde. En 2019, ces pays devraient dépenser plus de 1000 milliards $. Le Canda quant à lui dépense plus de 20 milliards $, un chiffre qui devrait atteindre les 36 milliards $ en 2027 après une hausse annoncée du budget militaire de 73%.
  8.      Contre les bases militaires étrangères et les déploiements de troupes : les États-Unis à eux seuls possèdent 900 bases militaires étrangères (dont plusieurs encerclent la Russie et la Chine). La France et la Grande-Bretagne, quant à elles, peuvent compter sur des milliers de soldats en poste dans leurs colonies respectives. Les forces de l’OTAN sont positionnées à un jet de pierre de n’importe quelle zone potentiellement sensible, donc toujours prêtes à dégainer. Quant aux pays comme le Canada, qui ne disposent pas de bases militaires étrangères, ils déploient tout de même des troupes à l’étranger et, comme c’est présentement le cas en Lettonie, peuvent même diriger des missions impérialistes de l’OTAN.
  9.      Contre le capitalisme et l’impérialisme : il serait faux de croire que l’OTAN ne constitue qu’une alliance militaire entre pays consentants. En fait, depuis sa création, elle a pour mission non seulement de défendre des territoires, mais aussi l’hégémonie capitaliste en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. C’est d’ailleurs ce que stipule l’Article 2 du Traité de l’Atlantique Nord (la “Constitution” de l’OTAN) en affirmant que les pays membres “s’efforcent d’éliminer les contradictions dans leur politique économique internationale”. À lire entre les lignes, on comprend que les pays membres s’engagent à demeurer capitalistes et à défendre les intérêts économiques de l’impérialisme occidental.

10.     Parce que c’est facile : l’Article 13 du Traité de l’Atlantique Nord stipule clairement que tout pays peut, de façon unilatérale, se retirer de l’OTAN après que ce traité a été en vigueur pendant 20 ans. Il ne manque que la volonté politique pour que ce soit réalité…